La météo des jours passés hésitait franchement à nous donner du soleil ou de la pluie et donc a décidé d’alterner les deux sans prévenir de ses changements d’humeur. A tel point qu’à la fin d’un après-midi, apercevant naïvement un ciel bleu à travers la fenêtre, au moment de sortir de mon immeuble pour aller chercher O. à l’école, je décide d’y aller sereinement sans trop m’inquiéter d’une éventuelle douche naturelle. Devant l’école, ce n’est que lorsqu’O. franchit la délimitation école-rue qu’une averse a subitement commencé à nous tomber dessus. Démunie tandis qu’O. était correctement équipé, notamment de bottes judicieusement chaussées dès le matin, nous avons fait quelques haltes sur le trajet du retour qui habituellement dure cinq minutes en une marche continue, en attendant que la pluie cesse. La dernière a eu lieu sur le pas de la porte d’un immeuble qui semblait cossu, dans un espace suffisamment grand pour accueillir cinq personnes dont deux enfants. La deuxième était la petite protégée d’O. et en deux minutes quelques paroles ont pu s’échanger entre sa mère et moi. Nous nous étions croisées de multiples fois dans le quartier, en partie à la même crèche que les deux enfants avaient fréquentée, et il m’avait semblé qu’une une curiosité mutuelle s’était installée. Il n’était pas si tôt et il a bien fallu braver les gouttes de pluie pour commencer le rituel du soir à la maison.
Ces derniers temps, O. fait la démonstration d’une grande joie lorsque nous nous retrouvons tous les trois à la maison ou en sortie. J’ai comme cette impression que la semaine de mini-séjour lui a permis de connaître le sentiment que ses parents pouvaient lui manquer, chose qu’il n’aurait peut-être connue que plus tard ou jamais, et que les situations où nous sommes tous ensemble lui comblent de bonheur. Ce n’est pas pour nous déplaire, loin de là.
Quelques semaines plus tôt, puisque j’avais pour une fois un peu de temps et que je n’y avais jamais mis les pieds alors que je vis « à côté », je me suis créée l’occasion d’aller sur les lieux du tournage d’Emily in Paris, dans le 5e arrondissement. Au premier abord, il serait insoupçonnable de trouver, à deux pas du Panthéon, cette place presque close, à l’abri du passage et très tranquille. J’en ai profité pour prendre des photos des commerces dont les noms étaient originaux pour certains et n’ont pas manqué de m’amuser en les découvrant.








