Le temps qui a passé

Le temps qui a passé

A l’heure où je devrais être en pleines révisions des cours de mon bootcamp, je me retrouve happée par la lecture de billets de blog d’une fille qui a étonnamment été régulière dans leur écriture depuis une dizaine d’années jusqu’à aujourd’hui. Les trois mois passés m’ont pas mal achevé intellectuellement et physiquement (plutôt l’activité sportive que j’ai choisie de faire en parallèle) et m’ont isolé socialement, c’est donc d’urgence que j’ai un besoin absolu de me retrouver, pour mieux repartir (vers la suite de ce bootcamp).

Avec l’autrice de ce blog captivant, dont je ne lis que les contenus de sa vie personnelle mais qui me rappellent les années où le partage était au centre des publications de ce genre et non la monétisation ni la notoriété, ainsi que la qualité d’écriture qui faisait partie des préoccupations majeures, nous avons plusieurs points communs dont un qui concerne une partie de nos parcours d’études respectifs, notre passion pour le Japon et le blogging / journaling si l’on peut employer cet anglicisme affreux mais qui colle bien à ce que je veux exprimer.

Aujourd’hui, créer de l’émotion semble être devenu, tant il est devenu accessible à tous ceux qui prennent la peine de s’y essayer, un exercice factice, réfléchi et calculé de sorte d’avoir l’impact souhaité. Il suffirait simplement de retourner dans le temps pour retrouver ce qui a été avant, dans un temps où les choses et nos comportements étaient plus naturels, où tout cela n’existait pas encore.

Je retombe aussi sur de anciens mails de ce temps-là, les prémices d’Insta, des relations qui ne sont plus mais qui ont été authentiques et qui se ressentent par leurs conversations, et quelques photos que je m’étais envoyées, destinées à être sur la célèbre plateforme, que je trouve de bien meilleure qualité dans leur composition qu’aujourd’hui, où l’inspiration était juste puisée autour de moi.

Cette lecture m’a donné envie de me remettre à écrire plus souvent, lorsque je retrouverai un peu plus de temps, même s’il s’agit de n’écrire rien de très spécial au final. L’action compte beaucoup pour garder un pied dans l’introspection, ce que l’on peut vite être amenée à oublier, et dans la capacité de garder un vocabulaire relié à ses émotions. Elle m’a fait prendre conscience du temps qui passe, de l’importance accordée au chemin entrepris pour arriver jusqu’où nous sommes, et de pouvoir se le réapproprier à travers sa lecture.


🎵 The Shanghai Restoration Project – Acknowledgements
Chanson retrouvée dans des archives de mails qui remontent assez loin.