Début d’année

Une année de plus s’est écoulée et le premier quart du 21e siècle est quasi terminé. Anecdote amusante qui renvoie à ce début de siècle, aujourd’hui passait presque en boucle dans mon casque une chanson du début de cette ère, à l’an 2000, celle du film La Plage, que je trouve riche instrumentalement. Nous avons fêté Noël en famille des 2 côtés, le nouvel an a lui été très simple. Il y a eu plusieurs galettes en janvier, provenant la patte d’artisans différents. Hier à l’occasion de la Chandeleur j’ai tenté de faire quelques crêpes, mais pas trop, histoire de ne pas faire d’abus.

Un peu tard mais il vaut mieux ça que ne plus y revenir du tout, je me remets à écrire pour ne pas perdre complètement la main, même si c’est pour ne rien raconter de particulier. Je constate que je voue une passion aux instants en apparence insignifiants, que ce soit dans le domaine de la photo ou dans l’exercice de l’écriture. Ceux qu’on pense banals mais qui en fin de compte revêtent une importance quand on sait la percevoir. Sans doute aussi, suis-je fatiguée des excès de démonstrations en tous genres pour prouver en permanence sa valeur. J’aime de toute évidence les choses qu’on pourrait qualifier de plates pour la plupart des gens : les photos prises instantanément qui illustrent des moments simples du quotidien, certains films contemplatifs où l’intrigue est loin d’être extraordinaire ainsi que leurs scènes, les musiques aériennes qui peuvent être peu mélodieuses. Selon moi la richesse d’un être ou d’un objet réside dans sa subtilité.

Le week-end passé, le soleil est réapparu et offrait une belle lumière dont nous avions été privés pendant de longues semaines (hiver parisien oblige). J’ai beaucoup apprécié aller au parc de Bercy avec O. On s’est promenés vraiment tranquillement, en prenant notre temps, ce qu’on fait très rarement. C’était l’heure du déjeuner lorsque nous sommes sortis du métro, alors nous avons poussé la porte d’une boulangerie connue, je lui ai pris son sandwich préféré au jambon et au fromage et nous nous sommes installés sur un banc du parc pour manger. Quelques minutes plus tard, il a fallu s’éloigner des canards venus mendier quelques miettes de nos sandwichs, nous nous sommes levés et sommes posés à l’endroit qui semblait le plus propre du parc, à l’aire de jeux pour enfants qui s’avérait parfaite pour qu’il puisse aller s’y amuser après. Je tenais aussi à lui montrer ce qu’est une serre, cette construction qu’il a vue dans un joli livre acheté récemment et qui est un endroit clé de l’intrigue. Une petite promenade plus tard, nous sommes rentrés par le bus que nous avons pu avoir immédiatement.

Un souvenir naturel rapporté par O. pendant notre balade